
Chez ATEXIS, nous avons la chance de compter sur des talents qui transforment les défis en opportunités. Aujourd’hui, découvrez Margaux HARRI-CHAL, notre Contract Manager, dont la mission est aussi passionnante qu’essentielle : faire des contrats un atout plutôt qu’un casse-tête pour nos équipes.

Quelles est la compétence indispensable pour être Contract Manager ?
L’esprit de synthèse.
Pas au sens “faire court”, mais au sens faire clair.
Transformer des contrats denses, des exigences parfois contradictoires et des risques un peu flous en quelque chose de compréhensible — et surtout exploitable — par les équipes.
Lire entre les lignes, trier l’essentiel du secondaire, expliquer sans noyer ni simplifier à l’excès.
C’est ce qui permet de passer d’un contrat qu’on signe… à un contrat qu’on utilise vraiment.
Sans esprit de synthèse, le contrat reste un document.
Avec, il devient un outil de pilotage.
Qu’est-ce qui te motive le plus dans ton métier ?
Être utile et avoir un impact réel.
J’aime quand le contrat cesse d’être perçu comme une contrainte pour devenir un levier. Quand on vient me voir non pas par obligation, mais parce que mon regard peut faire gagner du temps, éviter un risque et apporter de la sérénité à mon interlocuteur.
Ce qui me motive, c’est de voir l’effet concret de mon travail : une décision mieux sécurisée, une équipe qui avance plus sereinement, un projet qui retrouve de la lisibilité.
C’est ce mélange de réflexion, de pragmatisme et d’impact réel qui me donne envie de continuer.
Peux-tu nous parler d’un défi marquant en 2025.
L’un de mes défis les plus marquants en 2025 a été d’intervenir sur un projet déjà lancé, avec un contrat ‘’mal ficelé’’… et une perte de confiance de nos équipes envers notre cocontractant..
Le contrat cochait malheureusement beaucoup de cases bien connues : un forfait, des données d’entrée indisponibles ou de mauvaise qualité, aucune disposition permettant de gérer les évolutions, un périmètre flou et un partage des responsabilités avec notre partenaire inexistant.
Sur un projet engagé depuis plusieurs années, cette accumulation avait fini par user les équipes.
Notre relation avec notre cocontractant était dégradée, la confiance entamée, et chaque sujet devenait un point de friction. Les pertes financières étaient importantes et, au quotidien, les mêmes questions revenaient — avec une exaspération de plus en plus palpable :
« Est-ce que c’est prévu au contrat ? »
« Qui est responsable de quoi ? »
« Et surtout… comment sortir de cette situation ? »
Mon rôle a été d’apporter de la lisibilité sans freiner la dynamique : reprendre le contrat, objectiver les zones de flou, clarifier ce qui relevait de nos engagements, de ceux du partenaire, et identifier des options concrètes pour sortir de l’impasse.
L’enjeu n’était pas uniquement contractuel. Il était surtout humain. Quand une équipe est “au bout”, l’émotion prend naturellement le dessus. Il a fallu écouter, reconnaître cette fatigue, puis recentrer les échanges sur des éléments factuels et objectivables afin de reconstruire une position défendable et acceptable.
C’est dans ce type de contexte, imparfait mais très réel, que le contract management prend tout son sens.


